Les 1ères questions

*- Comment se préparer à allaiter ?
**- Vos seins se préparent naturellement à allaiter. En fait, ils sont bien souvent déjà opérationnels à partir du quatrième mois de grossesse : vous observerez peut-être des pertes de colostrum, lait jaune orangé parfaitement adapté au nouveau-né. Votre corps se prépare à accueillir le bébé, y compris pour le cas où celui-ci naîtrait un peu plus tôt que prévu. Les manipulations des mamelons, comme des étirements ou frottements, n'ont montré aucun bénéfice sur la lactation dans plusieurs études scientifiques. Il semble donc inutile de s'astreindre à une quelconque gymnastique des seins. Profitez de votre grossesse pour regarder autour de vous les jeunes mères qui allaitent : l'exemple est bien plus efficace que de nombreux discours. Pour vous informer sur la pratique de l'allaitement vous pouvez vous adresser à des associations de soutien à l'allaitement maternel qui sont nombreuses en France (adresses sur le site de la CoFAM : www.coordination-allaitement.org). Si vous aimez lire, plusieurs livres sont consacrés à l'allaitement. Enfin de nombreux sites dédiés à cette question pourront vous aider dans votre recherche d'informations. N'oubliez pas votre compagnon, qui souhaitera peut-être rêver avec vous à votre futur bébé.

*- Le lait maternel est-il encore aujourd'hui supérieur au lait premier âge ?

    **- Les publicités de laits industriels laissent parfois penser que le lait maternel n’a plus vraiment d’avantages. C’est complètement faux, et tout le monde devrait savoir que donner du lait industriel (y compris en supplément au lait maternel) est, y compris dans un pays développé, préjudiciable à la santé et au développement de l'enfant : risque plus élevé, entre autres, de diarrhées, d’affections respiratoires, d’allergies, d’obésité, de mort subite du nourrisson, de diabète etc. Quand les mères n’allaitent pas, elles risquent de souffrir plus fréquemment d’infections de l’utérus après la naissance, de cancer du sein avant la ménopause, d’anémie, d’un retour de couches plus précoce et d’une grossesse rapprochée. L’alimentation industrielle est aussi plus chère, moins pratique (nombreux lavages, préparations minutieuses), génère de nombreux déchets et consomme de l’énergie. Le lait industriel est fabriqué à partir de lait de vache, et n’est pas le lait de l’espèce humaine. Il est important également de savoir que revenir sur la décision de ne pas allaiter est très difficile, même si cela reste possible, et qu’un allaitement mixte (lait maternel et lait industriel) conduit très vite à la fin de l’allaitement maternel (c’est tellement vrai que la législation française impose aux fabricants de laits industriels de mentionner ces faits sur les étiquettes et informations concernant les préparations pour nourrissons dont la publicité est, par ailleurs, interdite dans les publications destinées aux familles).

    **- Allaiter permet également de répondre facilement au besoins de réconfort et de sécurité affective du bébé : c'est tout simplement une façon complète de s'occuper du bébé.
    **- L’OMS et l’UNICEF conseillent d’allaiter exclusivement les bébés environ 6 mois (pas de lait en poudre, ni eau, tisane, jus de fruit,...), puis de poursuivre l’allaitement 2 ans, tout en diversifiant l’alimentation.
L'ANAES (Agence d'Accréditation et d'Evaluation de la Santé) recommande un allaitement exclusif de 6 mois.

 

*- Quand faut-il donner du lait deuxième âge ?
    **- Le lait deuxième âge, tout comme le lait premier âge, n'est pas utile pour le bébé allaité. Ces substituts du lait maternel n'ont d'intérêt que quand la quantité de lait maternel donnée au bébé est insuffisante. Si votre bébé de trois mois est gardé la journée et que vous ne tirez pas votre lait, il aura besoin de lait premier âge. Si vous n'allaitez plus votre bébé de 5 mois, il aura besoin de lait deuxième âge. Mais un bébé de 7 mois, allaité matin, soir et nuit, peut tout à fait la journée se passer de lait deuxième âge, et prendre des solides, de l'eau, des jus de fruit, etc.

 

*- De quels accessoires a-t-on besoin pour allaiter ?
    **- L'allaitement, comme notre environnement, n'échappe pas à une invasion d'objets. Coussinets d'allaitements, coquilles, téterelles, tire-laits, quand sont-ils réellement utiles ? Les autres accessoires (ci-dessous) sont à utiliser avec plus de circonspection, toujours de façon temporaire et au cas par cas . Certains professionnels en font les compagnons obligés de l'allaitement. Leurs effets négatifs doivent cependant être connus pour ne pas entraîner des problèmes plus importants que ceux qu'ils sont supposés résoudre au départ.

     ***- Les téterelles (ou bout de sein silicone), s'appliquent sur le mamelon durant la tétée. C'est donc eux que le bébé tétera, avec toutes les conséquences possibles : le bébé peut ne pas en vouloir, avoir des difficultés à téter correctement. Les seins seront moins bien stimulés, risquent d'être engorgés et/ou de produire moins de lait. Ces téterelles peuvent être utilisées dans certains cas de crevasses très douloureuses. Mais il faudra plus tard s'en séparer, ce qui pourra poser des problèmes pour un bébé habitué à cet accessoire.
     ***- Les coquilles sont utilisés pour recueillir le trop-plein de lait. Elles sont parfois utilisées par les femmes qui ont une sur-production de lait. Mais leur utilisation risque d'aggraver la situation, car l'aréole est stimulée en permanence, et donc la production de lait augmentée.
Elles peuvent être utiles pour des mères qui souhaitent faire saillir leurs mamelons.
     ***- Le tire-lait permet de recueillir du lait pour le donner ultérieurement à son bébé, ou à un autre (par l'intermédiaire d'un lactarium). Il est possible d'en louer en pharmacie et d'être remboursé avec une ordonnance médicale. On en trouve également dans les magasins de puériculture, ainsi que des accessoires pour la conservation du lait maternel. Plusieurs modèles existent, chaque femme choisira celui qui lui sera le mieux adapté. Tirer son lait est moins agréable que donner le sein directement à son bébé. La quantité de lait produite est toujours inférieure à celle produite par le bébé (et ne doit pas présager de cette dernière) : c'est lui le véritable "spécialiste" du recueil du lait ! Certaines mères n'aiment pas l'idée de "tirer" leur lait.
              Il est possible également de recueillir son lait par massage manuel et d'éviter l'utilisation de tire-lait. Dans tous les cas, une aide pratique sera utile pour apprendre ce geste qui nécessite l’acquisition d’une technique.
Pour stimuler une production de lait jugée insuffisante, c'est bien la succion efficace du bébé le meilleur remède. Le tire-lait n'est à utiliser qu'en cas de séparation du bébé, de stimulation inefficace, de surproduction (avec prudence dans ce cas).
           
  D'autres articles existent (Dispositif d'Aide à l'Allaitement, niplette,etc.) qui, utilisés à bon escient et avec compétence, peuvent aider à surmonter certaines difficultés. 
 

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